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Patrimoine touristique

Patrimoine actuel

La mairie (1884)

Elle a été construite par l'architecte DEVIGNE pour répondre à un besoin de la municipalité. Après avoir subi quelques modifications (adjonction de bureaux, substitution des logements réservés aux instituteurs par des salles de réunion et le service administratif, disparition du clocheton), la mairie se dresse à l'heure actuelle toujours aussi pimpante, à gauche de l'église, sur l'emplacement d'une partie de l'ancien cimetière.

La mairie

 

Le château de l'Alouette (1883)

C'est Georges BRABANT-JACOMEL qui fit construire cette gentilhommière. Il la vendra en 1894 à Charles PAGNIEZ qui sera victime de la Grande Guerre en 1918. La propriété sera vendue en 1920 à Adélaïde LELEU, veuve de Paul LEGENTIL de Paris. En 1932, on y retrouve Élie Roger MESSIAN qui cédera ses biens à la Maison Familiale en 1954. Le château sera transformé en appartements et le parc en lotissement ce qui donnera naissance à la rue du 1er Mai.

Le château de l'Alouette

 

Le château "Margarine" (1899)

Cette grande bâtisse fut construite sur l'emplacement de plusieurs maisons édifiées en 1869 par un épicier d'Escaudœuvres nommé Jean-Baptiste DUPONT. Le bâtisseur s'appelait Léopold DORÉMUS et était fabricant de beurre et de margarine, d'où son surnom. À sa mort, en 1950, sa veuve, née LEFEBVRE, et ses enfants se partagèrent la propriété. Située derrière l'ancienne pharmacie LEGRAND, elle a été rénovée en 2008 et convertie en logements.

Le château "Margarine"

 

La sucrerie (1872 et XXe siècle)

La sucrerie centrale d'Escaudœuvres est fondée en 1872 par Jules LINARD. Dès l'origine, l'usine est aménagée suivant un concept moderne. En effet, elle était alimentée par de nombreuses râperies, reliées entre elles par une conduite souterraine. Autrefois l'une des plus importantes sucreries françaises, l'entreprise a été rachetée par le groupe Beghin-Say, puis par Tereos. À la fin du XXe siècle, elle était l'une des dernières sucreries du département.

La sucrerie

 

La borne à l'Aigle (1595)

Cette borne servant de limite à la ville de Cambrai est toujours présente rue du Marais, face au chemin de la Borne à l'Aigle. Elle porte l'écusson qui représente l'aigle de la ville de Cambrai, d'où le nom du chemin, mais qui n'est plus très visible actuellement.

La borne à l'aigle

 

L'étang communal (2000)

Cet endroit privilégié pour la société locale de pêche a été inauguré en novembre 2000. L'étang, de 50 m sur 150 m avec une profondeur de 1.60 m, est bordé d'arbres et d'arbustes, ainsi que de sites naturels qui servent de refuge aux oiseaux. Lieu de détente où il fait bon se promener, il est également un lieu de loisirs utilisé par les centres aérés. L'îlot central a été renforcé en 2007 car il s'écroulait progressivement.

L'étang communal

 

Le monument aux morts (1874)

Sous la forme d'un obélisque de pierre, ce monument, primitivement élevé devant le parvis de l'église, a été déplacé non loin de là en 1962 afin d'élargir la route nationale. Il marque le souvenir des quatre soldats de la commune morts pendant la guerre de 1870. Le culte du souvenir étant surtout apparu après la Première Guerre mondiale, les monuments aux morts de la guerre de 1870 sont peu nombreux. Disposé au milieu d'un parterre, le monument est dressé à proximité de celui des victimes de la Grande Guerre.

Le monument aux morts

 

Le monument aux morts de la Grande Guerre (1922)

Ce monument rappelle les noms de 19 civils et 65 militaires qui sont tombés durant le premier conflit mondial. Pratiquement toutes les victimes civiles ont été tuées lors de l'attaque du 26 août 1914 et quelques-unes ont succombé lors de l'attaque des Anglo-Canadiens du 9 octobre 1918. Par la suite, les noms des victimes civiles et militaires de la Deuxième Guerre mondiale et de la guerre d'Indochine sont venus grossir cette liste.

Le monument aux morts de la Grande Guerre

 

La square des déportés (1986)

Ce square rend hommage aux cinq Scaldobrigiens déportés durant la Seconde Guerre mondiale : Louis BOSIO (1900-1949), Valère Arthur CARLIER (1888-1958), René CHATELAIN-CADET (1920-1985), Victor FOULON (1904-1953) et Georges MILLS (1921-1994). Il a été inauguré le 28 avril 1986, journée nationale du souvenir des victimes de la déportation.

La stèle des déportés

 

La stèle des anciens combattants d'Afrique Française du Nord (2001)

Cette stèle, à l'initiative de la F.N.A.C.A., commémore le souvenir des soldats qui se sont battus en Algérie, en Tunisie et au Maroc de 1952 à 1962, à Suez en 1956 et en Mauritanie de 1957 à 1959.

La stèle des anciens combattants d'AFN

 

L'église Saint-Pierre (1862)

Ce bâtiment, construit sur l'emplacement de l'ancienne église, a été réalisé sur les plans de l'architecte diocésain Henri de BARALLE, dans un style néo-roman. Il est inauguré en 1862 par le cardinal RÉGNIER. À l'intérieur, les voûtes, en brique rouge, reposent sur les colonnes en pierre bleue de Tournai, travaillées en délit. Son parvis est dallé des pierres tombales des seigneurs de VILLAVICENCIO.

L'église saint Pierre

 

L'ancien presbytère (XVIIIe siècle)

M. GRUSON, curé de la paroisse, achète en 1930 cette maison située rue des Prés afin de l'utiliser comme presbytère. Ce dernier y a habité jusqu'en 1972. Situé derrière l'église, le bâtiment, restauré, accueille une maison communale et un accueil de loisirs sans hébergement. Le mur, à l'arrière du bâtiment, est construit en rouge barre, alternance de lits de pierre et de briques. La façade a reçu une attention particulière au niveau des encadrements, en pierre de taille, des portes et des fenêtres.

L'ancien presbytère

 

La chapelle des martyrs (1945)

Placée sous la protection de Notre-Dame-de-Bonsecours et dédiée à sainte Thérèse, cette chapelle a été élevée à la mémoire de 14 séminaristes disparus le 19 mai 1940. Ceux-ci, venant en camion de la ville de Verviers (Belgique) pour rejoindre Amiens, ont été pris sous les feux croisés d'un avion allemand et d'un avant-poste ennemi, situé sur l'autre berge de l'Escaut. Le bilan des combats est de 16 morts et 15 blessés. Bâtie en moellon de pierre blanche, la chapelle est fermée par une grille en fer forgé réalisée par M. POQUET.

La chapelle des martyrs

 

Le calvaire (1962)

Un calvaire moderne de béton et de verre se trouve à l'angle des rues du 11 Novembre et Louise MICHEL. Construit par l'entreprise HERLEM en 1962, il a été rénové en 1997.

Le calvaire

 

"Ma Maison" (1848)

En 1863, l'abbé SEVREZ, curé d'Escaudœuvres, offre aux Petites Sœurs des Pauvres cette propriété appartenant à son beau-frère. Celle-ci comprenait une maison, réalisée en 1848, et un bâtiment, construit à l'origine pour en faire un collège. Le lieu étant "déserté et abandonné" est transformé en maison de retraite. Ce bâtiment accueille des personnes âgées, qui étaient encore une cinquantaine en 1999. À cette date, les autorités préfectorales décident la fermeture de l'établissement pour raisons de sécurité. Après plusieurs années nécessaires à la réalisation d'un projet d'agrandissement et de mise aux normes, cette maison de retraite a rouvert ses portes en 2006 pour accueillir jusqu'à 70 résidants.

"Ma Maison"

Patrimoine disparu

Les châteaux forts

Plusieurs châteaux se sont succédés dans la partie du territoire située entre l'Escaut, la rue des Prés et la rue des Fossés, sur le lieu-dit appelé précisément "Le Château". Ce fut certainement la famille d'ENGHIEN qui éleva le premier château fort digne de ce nom, à la fin du XIIIe siècle. Il se dressait sur le bord de l'Escaut, à l'emplacement d'une antique tour romaine. Rasé suite au siège des Français en 1340, il sera remplacé par un autre édifice dont la construction s'étala de 1368 à 1374. C'était un grand quadrilatère, flanqué de quatre tours circulaires à chaque angle. Il était entouré de toutes parts par un fossé alimenté par les eaux de l'Escaut à l'aide d'une écluse. L'absence d'arbres sur plus de cent mètres et un système d'irrigation qui permettait d'inonder les marais environnants rendaient la position fort défendable et la mettaient à l'abri de toutes surprises. En 1560, on retrouve un nouveau château qui n'a plus rien de commun avec le précédent. Le corps principal était flanqué de deux grosses tours carrées à chaque extrémité. Des dépendances s'étalaient sur deux ailes et une entrée principale, formée par le quadrilatère, donnait sur une cour centrée par un puits ou une fontaine. Ce château devient la résidence principale de la famille de VILLAVICENCIO, derniers seigneurs d'Escaudœuvres, de 1622 à 1793. À la Révolution, il est vendu comme bien national au peintre MARTHO qui y résida et passe ensuite aux mains de Boniface BEAUMONT qui le cède en 1849 à Joseph CORNAILLE. Plusieurs propriétaires se succèdent jusqu'à ce que la Sucrerie Centrale de Cambrai le rachète après la Première Guerre mondiale et décide de le raser en 1929 pour laisser place aux bassins de décantation.

La tour de Relenghes

C'était sans doute l'une des plus intéressantes maisons fortes d'Escaudœuvres. Au début, elle faisait partie de l'ensemble défensif de l'Escaut, gardé par les Romains ou leurs alliés. En 881, les Normands relèvent la tour pour en faire un péage et rançonner les voyageurs et les marchands. L'Escaut devenait navigable à cet endroit et un gué le traversait au pied de la tour. Relenghes, désigné sous les noms d'Herling ou Erling, fut échangé en 1262, avec l'accord de Nicolas de FONTAINE, évêque de Cambrai, contre une maison de la porte du Mal (Notre-Dame). Les nouveaux propriétaires s'apanagèrent de ce nom et il y eut un Gérard de RELENGHES qui faillit devenir évêque de Cambrai en 1292. Le château fut bâti sur une motte de terre, seul vestige de la tour romaine qui garantissait les bâtiments contre les crues quasi-annuelles du marais. À l'ombre des murs de la forteresse, au cours du XIVe siècle, on rendait la justice ou on dressait des tréteaux dans le marais "Tout-y-faut" pour permettre aux Cambrésiens de suivre des tournois flamboyants. En 1340, le manoir tenu par Jean, bâtard du HAINAUT, est investi par les Cambrésiens. Les assiégés réussissent à tenir, mais le gel de la nuit les décide à se sauver après avoir enflammé l'édifice. Les Cambrésiens emmenèrent les pierres pour renforcer leur enceinte. En 1390, les Cambrésiens occupent le château qui venait d'être reconstruit, car on y trouve une prévôté d'archers sous les ordres d'un sergent. Au XVe siècle, le lieu se transforme en héritage et jardin avec prés et pont-levis. Cette propriété fut d'abord à Daniel GODIN, seigneur de Maugimont, puis à Florin PINGRET, enfin à Charles de BONMARCHÉ. La maison fut ruinée lors du siège espagnol de 1595. Par la suite, le terrain est acquis par les Jésuites de Cambrai qui ne tardent pas à faire construire, au début du XVIIIe siècle, une résidence que l'on nommera d'abord la "Maison de Jésuites", puis le "Bonnet carré" à cause de sa forme qui rappelle, vue de dessus, la barrette d'un curé. Les bâtiments restèrent un temps abandonnés après la Révolution. Le 16 août 1851, le préfet autorise la création d'une fabrique de vernis dans le château des Jésuites. Il avait été acquis en 1841 par Henri GOUSSEAUX, rentier à Cambrai. En 1869, Alphonse BRABANT, manufacturier blanchisseur de Morenchies, possède les lieux, Georges BRABANT-JACOMEL, son héritier, les occupe en 1882. Sa veuve lui succède en 1915. Ce château est finalement acquis par Roland de LA MOTTE SAINT-PIERRE en 1951. Abandonné en 1964, il sera détruit en 1972 après son achat par la Maison Familiale. Aujourd'hui, deux pavillons ont remplacé l'antique demeure.

L'abreuvoir

Il se trouvait à côté du pont des Prés et mesurait, à l'intérieur de ses murs épais d'un mètre, 22 m de long et 7 m de large. Avec sa profondeur maximum de 1.40 m, il servait également de piscine de fortune aux enfants de cette époque. Il existait encore après la dernière guerre.

Les différentes églises

L'église de 1600 à 1858
L'église de 1600 à 1858

 

La tradition veut que toutes les paroisses créées par saint Géry aient pris comme patron saint Pierre. Si l'on se réfère à cela, Escaudœuvres aurait eu sa première église au VIe ou au VIIe siècle. À cette époque, la paroisse faisait partie intégrante de la seigneurie de Ramillies qui, elle-même, dépendait, avec ses fiefs d'Escaudœuvres, d'Eswars et de Morenchies, de l'église Saint-Géry (anciennement Saint-Médard). Par la suite, Morenchies revint à Sainte-Croix et Escaudœuvres fut partagé entre Saint-Géry et Saint-Aubert. Le premier document historique encore existant indique que Lietbert, évêque de Cambrai depuis 1051, en revenant d'un voyage manqué en Palestine, concède à nouveau à l'église Notre-Dame de Cambrai les autels qui lui avaient été usurpés parmi lesquels se trouve celui d'Escaudœuvres. Cet acte de 1057 prouve bien que la paroisse était déjà bien organisée avant cette date. Cette concession sera confirmée par plusieurs Papes, dont Lucius en 1181.

Pendant la guerre de Cent Ans, l'église est détruite, tout comme le village et le château. Reconstruite plus tard par la réparation du comte stipulée dans la trêve signée avec l'évêque Guillaume d'AUXONNE, le clocher sera à nouveau démantelé en 1581 par les Français. Sommairement réparé, il sert de magasin à poudre en 1595. À la fin du siège, après la prise de Cambrai par les Espagnols, l'église est irrécupérable. Une gravure de la fin du XVIe siècle nous montre le chœur tourné vers l'est et un clocher de bois pointu, surmonté d'une croix de fer. Le cimetière l'entourait.

 

Un nouveau bâtiment, en briques avec des parements de pierres blanches, est reconstruit à partir de 1600 sur l'emplacement de l'ancien édifice. L'intérieur pouvait recevoir environ 200 fidèles et était assez sombre car la lumière filtrait difficilement par les ouvertures étroites. Tout le mur intérieur était recouvert de bois à mi-hauteur qui était sculpté de façon artistique. C'est cette église qui subira les outrages du changement de régime de la fin du XVIIIe siècle. Après avoir servi un temps de tribunal révolutionnaire et de lieu de réunion pour les assemblées municipales, elle est abandonnée pendant plus de 10 ans. C'est après le Concordat qu'on s'aperçoit qu'elle existe toujours et qu'on la répare avant que le clocher ne tombe. Malgré cela, la vétusté de l'édifice et sa capacité d'accueil inadaptée à la population du XIXe siècle entraîne sa destruction en 1858.

 

L'emplacement des deux églises
L'emplacement des deux églises

L'ancienne chapelle

Cette chapelle, ou plutôt chapellerie comme on la désigne dans les textes anciens, se trouvait au sud de la rue de Bouchain. Il se trouve à cet endroit, aujourd'hui un lieu-dit qui perpétue l'oratoire disparu depuis longtemps puisqu'il se nomme toujours "La Chapelle" sur le cadastre. La chapellerie comprenait en tout 18 mencaudées, soit près de 6 hectares, une maison et un jardin qui abritait le chapelain desservant à vie de la chapelle selon les coutumes de l'époque. C'est Ernoul II d'ENGHIEN qui fait édifier cette chapelle consacrée le premier dimanche de mai 1303, à la mémoire de son père et de sa mère qui en avaient exprimés le désir. Son père meurt en 1295, il en respecte le vœu après le décès de sa mère survenu peu de temps avant la construction. À ce jour, il est impossible de déterminer à quel moment elle a disparu.

La maladrerie

Au XIVe siècle est signalée une maladrerie ou maison des lépreux, désignée dans les manuscrits sous le nom de "curtile adherens domui leprosi".

Le calvaire

Au centre du croisement des rues du 11 Novembre, de Bouchain et Louise MICHEL se trouvait un calvaire qui datait d'avant 1829. Construit en briques, en demi-cercle, il était recouvert d'un dôme en bois sculpté et surmonté d'une croix. Un petit mur flanqué d'une grille refermait le cercle. À l'intérieur, le mur plâtré représentait le ciel et une roche artificielle formait une fausse grotte qui servait d'autel. Sur le rocher se trouvait la croix et le Christ crucifié. Détruit en partie au cours de la Grande Guerre, il fut réparé et le 18 mars 1934 Monseigneur CHOLLET, archevêque de Cambrai, présidait la cérémonie de la restauration qui fut suivie d'un cortège historique et religieux. Il était identique au précédent, sauf le dôme qui avait disparu. En 1962, l'entreprise HERLEM, en expansion, obtient l'autorisation de démolir le calvaire à condition d'en élever un autre. Ce qui fut fait peu de temps après.

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