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La légende nous dit que Marie-Anne CATTIAUX serait née un 7 juin 1785, à Escaudœuvres, à la lisière d'un bois, d'un château et de l'Escaut. Pour parrain, elle eut le seigneur du domaine, que son père servait en qualité de garde. La petite fille grandit au milieu des moutons, puis fut instruite du métier de sa mère, blanchisseuse. Quand les bouleversements de la Révolution atteignirent le village, elle était déjà fort habile. Accusé d'espionnage avec les Autrichiens, le seigneur choisit l'exil. Le père de Marie-Anne fut interné et sa mère décéda peu après ces événements. La jeune femme vécut seule, jusqu'au jour où le maréchal-ferrant, un homme rustre, lui fit des avances. Au même moment, une douce amitié la rapprochait d'un homme cultivé et avenant, chargé d'établir le relevé cadastral de la ville.
Les projets, noués par les jeunes gens, ne virent jamais le jour, car, un matin, le berger retrouva la dépouille de Marie-Anne dans les eaux du fleuve. Plus jamais on ne revit le maréchal-ferrant... Alors qu'il poursuivait tristement son travail, le jeune prétendant se surprit à allonger sur le papier "rue Marie-Anne CATTIAUX". C'est ainsi que la petite blanchisseuse (qui porte pull blanc, jupe verte et tablier blanc) entra dans la légende et devint la figure tutélaire de la cité. |